| La Vision du Fonds mondial de Solidarité Numérique |
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En septembre 2000, les Chefs d’Etat et de gouvernement réunis à New York pour le Sommet du Millénaire des Nations Unies ont adopté les huit Objectifs du Millénaire pour le Développement, parmi lesquels l’éradication de la pauvreté et de la mortalité infantile, l’accès universel à l’éducation, la lutte contre le VIH/SIDA, la protection de l’environnement. L’échéance a été fixée à l’année 2015.
La réduction de la fracture numérique fait partie du 8ème objectif de la Déclaration du Millénaire. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) constituent des outils essentiels du développement. Ils permettent l’accès aux connaissances et sont déterminants pour la réalisation des autres Objectifs du Millénaire pour le Développement. Aujourd’hui, les moyens de généraliser l’accès aux TIC sont à notre portée. En d’autres termes, la fracture numérique peut être considérablement réduite d’ici 2015 ! Nous ne sommes plus dans l’utopie. Trois raisons motivent ce constat:
Désormais, l’accès universel aux technologies de l’information et de la communication – et donc l’accès aux connaissances – ne dépendent plus que de la volonté politique des acteurs concernés. Une société de l’information équitable et solidaire est possible. Elle peut se matérialiser d’ici 2015, avec le concours et dans l’intérêt de tous les partenaires, au Nord comme au Sud.
Les acquis
Le FSN est né dans le sillage du Sommet Mondial sur la Société de l’Information (Genève 2003) à l’initiative de l’Union Africaine et de ses Etats membres. C’est une organisation du 21ème siècle, composée de représentants des Etats, des pouvoirs locaux, de la société civile et du secteur privé. Le FSN veut assurer à tous les citoyens du monde l’accès à la société de la connaissance. Pour atteindre cet objectif, il propose un nouveau mécanisme de financement du développement : la contribution de « 1% de solidarité numérique ». Il s’agit d’un prélèvement de 1% sur les marchés publics relatifs aux TIC. Pour être efficace, l’application de la contribution de « 1% de solidarité numérique » doit être universelle. Afin de permettre son application au niveau mondial, le Fonds propose l’adoption d’une Convention internationale sur le financement de la solidarité numérique.
A quelques mois de son lancement officiel, le FSN a lancé ses opérations sur le terrain et a présenté ses premiers projets lors du SMSI à Tunis. Le Fonds finance en priorité des projets communautaires qui s’inscrivent dans programmes nationaux et qui respectent la diversité culturelle et les contenus locaux. Ces projets doivent stimuler la création de nouvelles activités, de nouveaux emplois et de nouveaux marchés. Actuellement, le FSN finance une trentaine de projets et programmes dans les pays en développement dans les domaines suivants : appui aux associations locales de lutte contre le SIDA, télémédecine, espaces numériques communautaires, recyclage des déchets électroniques, espaces numériques à l’école, informatisation de la Municipalité de Banda Aceh, etc. Cependant, depuis sa création, le Fonds a reçu plus de 300 demandes de financement d’un coût global de plus de 30 millions d’euros.
Le FSN a été officiellement reconnu par le Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement Nations Unies, (MDG +5) et le Sommet Mondial sur la Société de l’Information. Le besoin de mécanismes de financement innovants pour réaliser les Objectifs du Millénaire a été reconnu par l'Assemblée générale des Nations Unies à la suite de la Déclaration de Genève (janvier 2004), adoptée par les Présidents Chirac, Lula et Lagos, en présence du Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan. La contribution de « 1% de solidarité numérique » proposée par le Fonds fait partie intégrante de ce processus politique : son opportunité et sa faisabilité ont été reconnues par le Groupe pilote sur les contributions de Solidarité en faveur du développement chargé d’étudier les mécanismes de financement du développement les plus prometteurs Des résolutions soutenant l’action du Fonds et appelant à la mise en place du « 1% de solidarité numérique » ont notamment été adoptées par le Sommet islamique (OCI), le Sommet de la Francophonie, le Sommet des Etats d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (Groupe ACP), le CEDEAO, le PNUD, le Groupe Pilote sur les contributions de Solidarité en faveur du développement. A travers ces instances, un total de 135 pays appellent à la mise en application du « 1% de solidarité numérique » Les pouvoirs locaux se sont également engagés lors du Sommet des villes de la Méditerranée, aux côtés de nombreuses plateformes de la Société Civile africaine et internationale.
En route pour 2015 : les grandes étapes
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