Menu Principal

MDG-2015

 
Objectifs du Millénaire pour le développement
 
goal1_sm.gif goal2_sm.gif
goal3_sm.gif goal4_sm.gif
goal5_sm.gif goal6_sm.gif
goal7_sm.gif goal8_sm.gif
Bienvenue arrow Porte-parole arrow arrow arrow
Message de Christian Ferrazino Version imprimable Suggérer par mail
Porte-parole du Fonds de Solidarité Numérique

M. Christian FerrazinoL’urgence de réduire la fracture numérique pour atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire d’ici 2015 !

L’absence d’accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC) représente l’une des principales menaces pour les pays en développement. Non seulement la fracture numérique va creuser le fossé Nord-Sud, mais le manque de connexions boutera ces pays hors de la mondialisation avec le risque d’une asphyxie politique, économique et culturelle sans précédent. Ils n’auront même plus la possibilité de valider leur patrimoine culturel, une grave atteinte au principe de la diversité culturelle. Ils seront également, de fait, privés de l’accès à la parole, le principal des droits de l’Homme.

Cette situation affectera la réalisation des Objectifs du Millénaire adoptés en 2000 par les Chefs d’Etats et de gouvernements lors de la Déclaration du Millénaire. Il est illusoire d’imaginer que l’on matérialise l’un ou l’autre des huit objectifs sans accès aux TIC. Relever ce défi d’ici 2015 dépend dès lors de notre volonté (ou non) de connecter les populations aujourd’hui marginalisées dans la société de l’information.

Aujourd’hui, à mi parcours, le bilan de l’engagement du Millénaire n’est pas à la hauteur des espoirs. Non seulement, les décideurs n’ont pas inversé la routine, mais ils se sont calfeutrés dans une prudence d’autant plus étonnante qu’un échec supplémentaire des Nations Unies en matière de développement ne manquerait pas de discréditer une organisation trop souvent malmenée pour son inefficacité.

Faut-il admettre que l’ONU n’a pas la capacité de gérer la globalisation en y apportant un peu plus d’humanité ? Faut-il accepter un monde bipolaire avec des conséquences désastreuses sur le plan social, politique, économique et culturel, en estimant – belle erreur – que les nantis sont à l’abri du drame qui se prépare ? Le destin tragique que vivent des milliers de jeunes africains ou latino-américains qui quittent leurs terres pour se réfugier en Europe ou aux Etats-Unis, au péril de leur vie, nous fournit un avant-goût amer des scénarios à venir si cette dernière option est retenue. Nous avons l ' obligation d'agir en recherchant des solutions qui prennent en compte les intérêts de chacun. D’autant que celles-ci existent et ne coûtent rien !

L’Assemblée générale des Nations Unies a préconisé la mise en place «de sources novatrices de financement du développement, à condition que celles-ci n’imposent pas aux pays en développement un fardeau excessif». C’est cette optique que le Fonds mondial de Solidarité Numérique (FSN) a retenu pour réduire la fracture numérique. Le Fonds propose l’introduction d’un mécanisme de financement innovant: toute entité (privée ou publique) qui entend acquérir des produits ou des services numériques inclut dans son appel d’offres une «clause de solidarité numérique» qui demande au vendeur de verser au FSN 1 % de la transaction. L’industrie numérique ne perd rien car le Fonds lui rachète d’autres produits et services pour les investir dans des zones insolvables, créant ainsi de nouveaux marchés. La Ville de Genève, ainsi que la Ville de Lausanne, passant de la parole aux actes, appliquent ce principe depuis plus d'une année. Si tout le monde participe à cet effort, alors les défis de la Déclaration du Millénaire pourront être relevés.

Dans l'immédiat, il s’agit de convaincre les Chefs d’Etat des pays en développement. Il leur appartient de montrer l’exemple en appelant parallèlement la communauté internationale à suivre cette démarche. Simultanément, il nous faut convaincre les entreprises numériques qui hésitent encore à s’engager, même si la plupart des grands patrons reconnaissent, en aparté, que la démarche du Fonds est une idée juste et qu’elle permet de créer de nouveaux marchés.

Le problème, c’est cette terrible routine, véritable cancer des relations internationales, déjà pointée du doigt par M. Kofi Annan. On ne pourra pas se projeter dans l’avenir sans nous écarter de l’impératif du «précédent», l’inamovible règle d’or des processus décisionnels. Ce qu’il faut, c’est la volonté politique d’innover et du bon sens pour dépasser les interdits administratifs ou juridiques qui, si souvent, paralysent nos comportements.

L’avenir est possible mais seulement si nous rompons avec nos vieilles manières de penser !


Christian Ferrazino
Porte-parole du Fonds de Solidarité Numérique
 

Newsletter