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| Editorial |
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Libérer l’action politique.D ans le débat sur le numérique, une voix reste inaudible: celle des humanistes. La déferlante technologique met sens dessus dessous l’ensemble de la société sans qu’ils prennent position. La discussion reste monopolisée par les scientifiques, les bureaucrates, les économistes, les financiers et les juristes. Cette absence ne serait pas inquiétante si les TIC n’étaient qu’un instrument au service du développement économique. Mais ce n’est pas le cas. Elles instillent un changement fondamental dans le fonctionnement de nos sociétés, dans nos rapports aux autres et aux choses, dans notre relation à la culture, dans notre conception de la politique.Pour gérer ce phénomène, les instances internationales suggèrent des «partenariats publics privés» afin de faciliter l’accès de tous aux bénéfices de la société de la connaissance. Cette approche reste le meilleur moyen pratique de relever les défis d’une société de l’information plus solidaire. Toutefois, ces «ppp» n’aboutiront que s’ils sont intégrés dans une vision sociale de notre développement. C’est pour cette raison que l’apport des sciences sociales est indispensable. C’est la condition, à la fois du débat et de l’action politiques et d’une mondialisation plus équitable. Dans ce contexte, la Conférence qui réunira fin 2008, à Lyon, les représentants des Etats, du secteur privé, des collectivités locales et de la société civile autour du concept de la solidarité numérique, représente une opportunité unique de promouvoir un autre développement. C’est dans cet esprit que le FSN salue l’initiative du Sénégal d’une nouvelle Convention internationale pour financer la solidarité numérique. Sachons saisir cette amorce de débat pour y impliquer la parole des humanistes. Alain Clerc, Secrétaire exécutif
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Libérer l’action politique.
