| 1000 unités de télémédecine pour l'Afrique |
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Le FSN propose un nouveau partenariat de solidarité numérique
Dans le cadre de la solidarité numérique, le FSN offre aux villes et aux collectivités locales du nord, la possibilité de prise en charge d’unités de télémédecine en Afrique.
Ce projet (qui peut accompagner des jumelages ou des actions de coopération décentralisée déjà engagées par la ville) permet de mobiliser localement les médecins, les hôpitaux, les unités de protection civile dans le télédiagnostic. A cette fin, le FSN propose des partenariats «à la carte» dans le cadre d’un projet d’envergure sur l’ensemble du continent africain.
Premiers partenaires:
Le projet
Dans le domaine de la santé, les technologies de l’information et de la communication (TIC) représentent un outil essentiel à la pratique médicale. Les domaines d’applications principaux pour lesquels il existe un besoin évident d’accès aux TIC, et pour lesquels des études montrent un bénéfice clair, sont les urgences médico-chirurgicales ainsi que les pathologies mère-enfant (obstétrique, gynécologie, pédiatrie).
La télémédecine
L'objectif Le projet vise plus particulièrement le renforcement des compétences des médecins au niveau des hôpitaux de district. La mise à disposition d’un accès Internet et d’équipements d’aide au diagnostic permet une mise à niveau des connaissances et, à terme, la pratique de la télémédecine. Pourquoi une telle action?
Les retards dans la mise en oeuvre des traitements ou les évacuations injustifiées peuvent être responsables d’une mauvaise utilisation de ressources déjà rares et de la souffrance inutile des patients. Une manière d’améliorer cette situation est de mettre en oeuvre des moyens diagnostiques modernes et adaptés au terrain, couplés avec des outils permettant de mobiliser à distance l’expertise de spécialistes ainsi qu’un soutien logistique. Les bénéfices d’une telle approche ont été démontrés, mais il n’existe pas encore de déploiement à large échelle de ces outils.
Description du projet Le projet consiste à équiper les hôpitaux de districts d’outils diagnostiques modernes et adaptés (échographie, électrocardiographie), ainsi que de connexions à l’Internet permettant des échanges en direct ou en différé avec des experts distants et la formation continue des professionnels de santé par e-learning. Pour les hôpitaux de district (échelon intermédiaire entre les centres hospitaliers régionaux et les dispensaires locaux), la mise à disposition à la fois de la connexion et des outils médicaux adaptés, présente trois avantages majeurs: Le matériel nécessaire Equipement informatique : Equipement médical :
Production électrique :
La bande passante
Une bande passante dédiée individuelle coûte au minimum 3600 euros par mois, pour un débit de 1024 Kbps. Elle permet des applications en ligne (visioconférence, téléchargements de fichiers lourds). La rentabilisation économique de cette option est difficilement envisageable en Afrique, sans un apport financier extérieur important. Un réseau d'appui Les villes et les collectivités locales partenaires sont invitées à mobiliser une ressource locale de télé diagnostiqueurs (médecins volontaires, hôpitaux, centres de secours…). Des structures d’appui opérationnel sont nécessaires, au moins à niveau de chaque pays concerné, pour garantir une mobilisation efficace des experts et une réponse en temps utile aux demandes de téléconsultations. Le Réseau en Afrique Francophone pour la Télémédecine (RAFT - Hôpitaux Universitaires de Genève, Suisse) dispose d’un pool de coordinateurs médicaux et techniques dans douze pays d’Afrique prêts à étendre leurs activités pour soutenir ces nouvelles prestations de télémédecine et de télé-enseignement. La plateforme collaborative du RAFT permet de structurer les activités de téléconsultation en définissant des groupes fermés qui peuvent ainsi travailler dans un réseau de confiance et consituer des « communautés virtuelles ». La coopération d’autres réseaux de télémédecine actifs en Afrique est d’ores et déjà assurée : Organisation de formations Des ateliers de formation pour l’apprentissage de la manipulation des outils de télédiagnostic sont nécessaires. Il faut compter 3 jours de formation pour la valise de télémédecine et les outils de télédiagnostic, et 10 jours pour une formation aux rudiments de l’échographie pour le tri des urgences et l’obstétrique. Dans les deux cas, un appui par formation à distance est utile et facilement réalisable. Deux formations à l’échographie, complémentaires, sont envisagées : d’une part, une formation ciblée pour l’imagerie des situations urgentes (échographie abdominale et thoracique) qui permet, en deux semaines, d’apprendre les techniques de base pour orienter la prise en charge, et l’éventuelle évacuation du patient vers un hôpital régional, ainsi que la réalisation, sous guidage échographique de gestes invasifs urgents (ponctions, drainages). D’autre part, une formation ciblée à l’échographie foetale, qui nécessite en général un mois de formation, permet de suivre les grossesses et de détecter précocement les cas qui pourraient poser problèmes au moment de l’accouchement. Ces formations, ainsi que l’initiation à l’utilisation des outils de télémédecine, seront complétées par des cours à distance. Suivi et évaluation L’évaluation de l’impact des ces outils est nécessaire afin de pouvoir en démontrer les bénéfices et justifier l’extension de leur déploiement. Les indicateurs suivants pourront aisément être mesurés :
Une évaluation des changements des pratiques induits par ces outils fera l’objet d’enquêtes sur le terrain. A plus long terme, une mesure de l’amélioration de l’état de santé des populations devra être effectuée.
Exemple d’une opération du réseau RAFT :
L’hôpital rural de Dimmbal, pays Dogon, Mali
Dr Diakaridia Traoré, médecin responsable de l’hôpital, devant sa station de télémédecine alimentée en énergie solaire (sur le bureau, l’ordinateur, la webcam et le terminal satellite; au sol, les batteries et l’alternateur).
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Détails techniques

